| L’éventail primitif remonte aux premiers temps de l’humanité, quand l’homme domestiqua le feu. Cet élément a vite été assimilé à une divinité et l’entretenir était devenu une charge honorifique et pratique d’une importance capitale. Les prêtres et prêtresses du feu s’armaient donc de sortes d’éventails pour entretenir et activer les flammes.
Plus tard, la charge honorifique s’attacha à cet instrument, qui devint un symbole de pouvoir – par exemple dans l´Égypte ancienne, où les éventails servaient à éventer les monarques. Ils étaient alors constitués de plumes d’autruche au mouvement souple, fixées sur un support au bout d’une perche. Les esclaves étaient chargés de le manier.
Dans les régions méditerranéennes, les éventails, parfois constitués de crin fixés à un manche, servaient autant à chasser les mouches qu’à produire un peu d’air pour se rafraîchir.
Les premiers éventails étaient de simples écrans fixes, ne pouvant être pliés. On en trouve des traces en Grèce (où ils étaient constitués de feuilles), en Chine, en Inde et dans tout le Moyen-Orient. L’usage de l’éventail est ensuite arrivé au Japon, où sa dimension culturelle a pris un essor considérable.
| C’est d’ailleurs au Japon que l’éventail « brisé » fut inventé au VIIe siècle, par un artisan qui s’inspira de l’aile d’une chauve-souris. C’est au Japon que l’éventail est devenu un outil universel. Les gens du peuple se servaient d’un éventail simple pour attiser le feu, les artistes s’en servaient comme d’un support pour leurs œuvres, les boutiques l’utilisaient comme d’un support publicitaire… Et cela notamment à l’époque d’Edo (1600 – 1868). C’est également un accessoire indispensable du théâtre Nô, puisque tous les personnages présents sur scène, y compris les musiciens, sont dotés d'un éventail, dont les motifs renseignent sur la nature et l’humeur du personnage. |
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| L’éventail, aussi bien utilisé par les hommes que par les femmes, est vite devenu indissociable de la culture japonaise, jusqu’aux généraux qui utilisaient des éventails à structure métallique pour diriger leurs troupes à l’aide de signaux codifiés. Cet éventail, une fois refermé, pouvait également constituer une arme. Importé en Europe au XVIe siècle par les Portugais, l’éventail est devenu une arme d’une autre sorte. Rapidement adopté par les belles Italiennes, il a répandu son charme dans toutes les cours d’Europe, tandis que Catherine de Médicis en a fait un accessoire de mode initialement destiné à l’aristocratie.
| Les éventails sont alors devenus de véritables objets d’art, en ivoire sculpté ou en nacre, ornés de plumes rares, de soieries ou de dentelles. Manier un éventail pouvait permettre de mettre en place une sorte de langage codifié plus ou moins équivoque, propice aux jeux de séduction et de pouvoir de la Cour de France. Ce n’est que vers la fin du XVIIIe siècle que son usage s’est popularisé. Charme, séduction, jeu de dissimulation : l’éventail est un accessoire essentiellement féminin en Europe, porteur de beaucoup de fantasmes. Les femmes du monde ne sortaient pas sans un éventail délicatement fixé à leur poignet ganté. |
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Tombant doucement en désuétude, il a par la suite été adopté par les danseuses et strip-teaseuses itinérantes des spectacles burlesques, inspirés des cabarets de la « vieille Europe ». La charge érotique est à la fois suggérée et désamorcée par la désinvolture de ces artistes qui assument pleinement leur corps et l’exhibent avec humour et décontraction, s’aidant en cela d’accessoires qui ont un côté kitsch assumé, mais aussi un indéniable côté hors du commun et haut en couleurs d’une richesse visuelle particulière : boas, éventails de plumes d’autruche, tenues mettant plus le corps en valeur qu’elles ne le dissimulent… Devenu rare en Europe pour l’usage courant, à part en Espagne pour le flamenco et parfois dans les rames du métro en été, l’éventail retrouve un second souffle de nos jours avec d’une part les artistes du néo-burlesque et des cabarets qui ne l’ont jamais vu disparaître, et d’autre part les originales, les extravagantes, les femmes qui souhaitent sortir de la foule en arborant un symbole de classe, de féminité et d’élégance.
|  | Il est également très prisé des adolescentes (voire des adolescents) éprises de culture asiatique, puisqu’il s’accorde idéalement avec les tenues sophistiquées des « gothic lolitas » qui peuplent les conventions mangas et les concours de cosplay importés directement du Pays du Soleil Levant. Plumes.fr, toujours à l’affût des accessoires les plus féminins et les plus distingués, vous propose donc de doux éventails de plumes volupté – dans des teintes vives ou sobres – à un tout petit prix, mais met également à votre portée ces splendides éventails de spectacle. Le support en cuir véritable confère une excellente mise en main : il ne glisse pas même si votre main est humide, et c’est notamment pour cela qu’il est utilisé par des professionnels du cabaret.
| Si vous ne trouvez pas la couleur qui vous convient en éventail prêt à l’emploi, vous pouvez aussi constituer vous-même votre éventail à l’aide des supports de cuir, noir ou beige, sur lesquels vous pouvez fixer des plumes de la couleur et de la taille qui vous conviennent, en glissant simplement les plumes dans les ouvertures prévues à cet effet. La tubulure est assez profonde pour que les plumes tiennent sans qu’il soit nécessaire de les coller. Vous pouvez ainsi changer les plumes autant de fois que vous le souhaitez, faire des combinaisons de couleurs et les remplacer selon votre humeur…
Pour créer l’effet « huître ouverte » propre aux shows burlesques, il sera nécessaire d’utiliser les plus grandes et plus belles plumes d’autruche, les « premium » de 60 cm de long. Car il ne s’agit pas de lésiner sur les moyens pour donner cet effet d’opulence et de richesse propre aux revues…
Les plumes d’autruche 30-40 cm donneront, elles, un éventail de taille moyenne.
10 à 20 plumes seront nécessaires pour donner un minimum d’étoffe. Avec 20 plumes, vous aurez déjà un éventail très touffu et dense.
Le support en cuir sera bientôt disponible dans de nouvelles couleurs (blanc, bordeaux, bleu royal…), pour vous permettre de rivaliser d’originalité et de classe. |
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