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| Les grandes plumes colorées de certains oiseaux (autruche ou casoar) furent ainsi parmi les premières à servir d'éléments de décoration dans le vêtement et le costume de scène ainsi que pour les chapeaux et la coiffure. Sous Henri VIII, les plumes utilisées étaient surtout de petites tailles et mettaient en valeur les autres accessoires. Sous Charles II et Henri IV, elles se voulaient plus voyantes et ornaient alors les couvre-chefs en panache. Pour ajouter du piquant à une petite robe sexy, il suffit de coudre un boa chandelle au bas de la robe. | Les boas en plumes seraient apparus dès le XVIIe siècle, mais ne sont réellement décrits qu'à partir du XVIIIe. Plus tard, ce seront les plumes d’autruches frisées qui s’attireront plus particulièrement les faveurs des créateurs de mode. À la fin du siècle suivant, cette tendance générale était devenue si populaire que l’activité de plumasserie avait acquis un véritable statut industriel. Mais le point négatif de cet engouement fut que, au tournant du XIXe et XXe siècles, les oiseaux, sauvages et exotiques avaient été exploités massivement à des fins commerciales, en particulier par la mode parisienne. L’industrie de la plume était alors considérée comme en partie responsable du déclin des populations d'oiseaux marins dans nombre de régions de l'Atlantique Nord. Habillons-nous de vanité : une centaine de plumes de paon doré dont les ocelles sont dirigées vers le haut servent de bustier, une autre centaine dont les ocelles pointent vers le bas décorent la jupe. |
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| L’opinion publique se mobilisa, détracteurs et partisans s’affrontant autour de la question de la production de l’industrie plumassière. Les professionnels de la plumasserie consultèrent alors des ornithologues, développèrent l’élevage, adaptèrent techniquement leurs productions et transformèrent les plumes d’oiseaux domestiques pour leur donner une apparence exotique. Pour un bustier royal, fixer des plumes d’oie (11-15 cm) rouges en les disposant comme des écailles. Un boa serpent (diam. 5 cm) rouge fixé par une broche souligne la taille haute. | | Depuis, la production de plumes destinées à la mode ou au spectacle se fait dans le respect total des espèces protégées et de l’animal lui-même. C’est donc sans aucune arrière-pensée que l’on peut s’offrir la légèreté, la délicatesse et la féérie que peuvent apporter les plumes à une toilette. Selon son envie, on peut adopter un plumage exubérant autour d’une robe ou un simple détail volatile sur un bijou ou une coiffe. Les usages des plumes comme accessoires de mode sont presque infinis, et varient au gré des inclinaisons et des imaginations. Ornements idéals pour les chapeaux, les serre-tête, les éventails, les boas, les capes, les vestes courtes ou les ombrelles, elles peuvent même être rassemblées en bouquet pour créer une magnifique fleur artificielle. Pour donner un aspect surprenant à ces hots-pans, nous avons fixé une frange de plumes de coq fouet noir hirondelle (25-30 cm) sur une ceinture positionnée sur les hanches. Cette ceinture se détache très facilement, ce qui est très pratique pour permettre le lavage de la robe. |  | 
| Depuis quelques années, les plus grands créateurs intègrent également les plumes de façon plus ou moins ostensible dans leurs œuvres : on les retrouve ainsi chez Louis Vuitton, Nina Ricci ou Fendi, dans des tenues de soirée en versions romantique-chic, visant à célébrer un moment unique ou à faire briller sans retenue celle qui les arborera. Et si ces créateurs ne sont pas à votre portée, pas de panique : le mieux est encore de composer vous-même la tenue qui vous siéra le mieux, en utilisant pour cela les innombrables accessoires ou plumes de toutes tailles et toutes couleurs qui sont à votre disposition ! | Pour faire d’une robe de mariée classique une parure haute couture, l’avons mise en valeur à l’aide d’une dizaine de boas autruche modèle Lola. Nous avons simplement pris le milieu du boa et l’avons cousu sur la robe. Il est possible de faire une traine plus longue, toujours avec le boa Lola. |
|  | On peut très simplement souligner un décolleté en fixant 50 cm de boa Lola crème le long du bustier. |
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