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La plume d’oiseau s’impose dès le Ve siècle après J.-C., remplaçant progressivement le calame en Occident entre le VIe siècle et le IXe siècle, car elle a la capacité de tracer des traits plus fins sur le parchemin.
De plus, sa souplesse permet au scribe de faire plus facilement les pleins et les déliés. Néanmoins, la plume nécessité d’être trempée très souvent dans l’encrier, et le grattage use la pointe, qui doit alors être souvent retaillée.
Elle s’accorde néanmoins encore mieux avec le papier, une invention chinoise du début du premier millénaire qui fait son apparition en occident vers le XIIIe siècle.
La plume et son inséparable encrier domineront ensuite tout le Moyen-âge et la période classique, grâce à sa faculté d’adaptation à la façon d’écrire de son utilisateur. Jusqu’au milieu de XIXe siècle, la production, la fabrication et la vente de plumes d'oies représenteront une industrie importante en Europe.
Les principaux pays producteurs sont alors la Pologne, la Poméranie et la Lituanie. En 1830, l’Angleterre importe vingt-quatre millions de plumes et l’Allemagne cinquante millions.
À elle seule, la Banque d’Angleterre utilise un million et demi de plumes par an ! Mais cela ne durera pas. Fabriquée de manière artisanale depuis l'Antiquité égyptienne mais méprisée pour sa raideur et son manque de résistance à la corrosion, la plume métallique va rapidement connaître un large essor au niveau mondial, grâce à l’apparition de nouveaux aciers ayant la résistance et la souplesse nécessaire.
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